Je m’appelle Betty, j’ai 33 ans.
Quand le travail m’a fait oublier qui j’étais
Après mon BTS esthétique, j’ai vécu des expériences professionnelles vraiment difficiles. Je me suis donnée corps et âme dans le travail, sans jamais écouter mes ressentis, mon corps, mon intuition. On a profité de mon dévouement. Et j’ai laissé faire.
Deux années épuisantes, pendant lesquelles je ne m’écoutais plus du tout. À tel point que je suis devenue transparente. Ma tension et mon IMC étaient au plus bas. J’ai fini par être hospitalisée, j’attrapais infection sur infection.
C’est à partir de là que tout a basculé.
Le déclic : comprendre la cause, pas seulement les symptômes
Je me suis tournée vers la santé, puis peu à peu vers le bien-être. Je voulais comprendre pourquoi ça n’allait pas. Trouver la cause, pas juste soigner les symptômes. C’est comme ça que j’ai découvert la naturopathie — et je me suis formée.
La Chine, une parenthèse qui m’a reconstruite
À la fin de mes deux ans d’études, je suis partie rejoindre mon mari qui vivait en expatriation en Chine. Une découverte incroyable : une autre culture, une autre vision de la vie, une bienveillance et un sens de l’entraide que je n’avais jamais connus. On a voyagé, on a exploré des coins magnifiques. Ces années m’ont profondément enrichie, et m’ont permis de retrouver mon énergie.
Puis le Covid est arrivé. On s’est retrouvés bloqués en France du jour au lendemain, avec pour tout bagage quelques pulls et des produits de beauté. Rien d’autre.
Le retour dans le sud Manche et la maternité
C’est pendant le premier confinement que je suis tombée enceinte de ma première fille — entre joie immense et stress intense, c’était les montagnes russes émotionnelles. On a décidé d’élever notre famille en France, de revenir dans notre pays natal. Le sud Manche nous a accueilli dans cette nouvelle vie : nouveau lieu, nouvelle maison,de nouveaux liens à contruire. Un départ à zéro !
Les années qui ont suivi, j’ai pris le temps d’être là pour mes filles, d’accueillir mon deuxième bébé, de me documenter énormément sur le développement de l’enfant — comprendre leurs évolutions, leurs comportements, leurs émotions, et aussi celles de la mère, des parents qui se retrouvent sans mode d’emploi avec un petit humain dont on ne comprend pas encore le langage. J’ai appris. J’ai pleuré, j’ai ri, je me suis adaptée — sur-adaptée, peut-être.
Me retrouver, en tant que femme
Je me suis encore une fois tellement donnée que j’ai perdu mon énergie. À vouloir être une mère “parfaite”, je me suis perdue en tant que Betty. En tant que personne, en tant que femme, épouse, professionnelle.
Je ne regrette rien. Parce que j’ai appris à trouver un équilibre, à lâcher prise, à m’écouter — et surtout à écouter mon corps. J’évolue chaque jour. Et j’essaie de montrer à mes filles qu’une mère n’est pas que leur maman : c’est aussi une femme, avec ses idées, ses opinions, ses besoins. Besoin de temps pour se ressourcer, pour se sentir bien… pour être pleinement là quand c’est nécessaire.
Et toi ?
Alors voilà, c’est moi. Imparfaite, cabossée par endroits, traversée par la vie — et plus vivante que jamais.
Si quelque chose en toi a vibré en lisant ces mots, si tu t’es reconnue quelque part dans ces lignes… alors sache que tu n’es pas seule. Et que ce chemin vers soi, aussi sinueux soit-il, vaut vraiment la peine d’être parcouru.
Bienvenue. Tu es exactement là où tu devais être 🌿